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La belle année 2018

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LES VOYAGES DU CONTEUR DE LÉGENDES
La belle année
Il faut que je vous raconte l’aventure qui m’est arrivé. En ce dernier jour de l’année, pris un peu par le temps, je descendais la rue d’un pas pressé, je me rendais chez des amis. En passant devant cette maison que je n’avais jamais vue aussi délabrée, je fus fort surpris de rencontrer, assise dans un fauteuil qui accusait les années, une femme déjà âgée qui semblait m’attendre. Elle leva la tête à mon approche... de ses yeux tristes s'échappèrent deux larmes... Nous nous sommes regardés un long moment. Je lui demandais ce qu’elle faisait là. Elle me répondit doucement qu’elle était chez elle.
- N'avez-vous donc jamais pensé à habiter d'autres lieux plus confortables que ceux-ci ? Lui demandais-je me sentant un peu idiot.
Elle me sourit et me dit qu’elle attendait la fin de l’année avec ses peines et joies.
Surpris, je repris :
- Mais vous allez attraper froid, il faut rentrer.
Je disais ces paroles comme un père le dirait à …

La nuit de Noël.

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Les voyages du Conteur de Légendes.
La nuit de Noël.
On voit encore, pas très loin d’ici, quelques débris d'un vieux château-fort, dit « le Château des fées » entouré d'un marécage. Ce manoir renfermerait un trésor caché dans une grotte, dont la porte s'ouvre pendant la nuit de Noël, au premier coup de minuit, pour se refermer sitôt le douzième coup sonné. On voit parfois pendant cette même nuit, une procession vêtue de blanc, faire le tour des ruines. La légende rapporte que certaines personnes ayant voulu fouiller à l'endroit où le trésor aurait été déposé, parvinrent à une grille qu'elles ne purent ouvrir, parce que le travail fait pendant le jour, se trouvait bizarrement défait pendant la nuit. Ce qui est certain, c'est qu'il y a environ un demi-siècle, des savants arrivèrent au château pour y trouver ce trésor déposé, disait une vieille charte, à une certaine distance d'un gros chêne. L'arbre avait disparu depuis longtemps et leurs recherches res…

Le laboureur et le manteau magique

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Les voyages du Conteur de Légendes
Histoires oubliées.
Le laboureur et le manteau magique
L’heure était aux labours, soudain le soc de la charrue rencontra semblait-il une grosse pierre. Le laboureur jura entre ses dents serrées, essuya la sueur de son front et voulu dégager la charrue. Un objet apparaissait, remettant son chapeau sur sa tête, il enleva facilement le coffre, l'emporta à l'écart, le brisa, prit le tissusqui s'y trouvait. Une cape qui semblait très commune mais qui semblait-il au vu du parchemin qui l’accompagnait avait certains pouvoirs. Le paysan décida d’aller tester son vêtement en ville. En ville, il entendit trois hommes qui causaient ensemble du trésor du roi. Ils disaient qu'ils trouvaient le roi bien mal avisé de mettre des soldats de garde près de la tour qui renfermait son trésor, puisqu'on ne voyait ni portes ni fenêtres à cette tour et que les murs en étaient tellement épais et solides qu'il était impossible d'y pratiquer la moindre…

Âmes des Disparus

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Les voyages du Conteur de Légendes

Âmes des Disparus
Pendant les douze jours de Noël aux Rois, sans qu'il y ait d'apparition, on croit que l'esprit des ancêtres vient visiter les enfants et leur inspirer les résolutions qu'ils prennent. Dans la vallée de l'Andelle et dans celle de la Seine, qui bornent le plateau de Boos et de la Neuville, depuis Fleury-sur-Andelle jusqu'au Pont-de-l'Arche, il y avait, naguère, une coutume encore très-répandue : le soir de la Toussaint, quand on avait fini de souper, on servait un nouveau souper, de la soupe dans les assiettes et du cidre dans les verres, puis on se retirait en ouvrant les fenêtres et à minuit, lorsque commençait le Jour des morts, les âmes des parents défunts étaient censées venir prendre part au repas de famille. Cette pratique touchante nous ramène aux époques si anciennes où l'on croyait que les âmes des morts erraient dans l'air et se ranimaient comme celle de Tirésias, quand Ulysse lui fit boire …

Sacrifice d'un Coq

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Les voyages du Conteur de Légendes

Régulièrement je ferai paraître d'anciennes traditions et histoires oubliées, bizarres où le merveilleux y trouve place. Aujourd'hui ...

Sacrifice d'un Coq.
De peur de mourir dans l'année, un paysan de la Neuville n'aurait pasconsenti à habiter une maison neuve, si préalablement on n'avait égorgé un coq en faisant couler quelques gouttes de son sang sur le seuil. On venait à cette époque de bâtir une nouvelle mairie, et personne ne s'y voulait marier, tant on craignait qu'il n'arrivât malheur au ménage. Pour vaincre cette répugnance, le maire, homme éclairé et peu enclin à la superstition, fut obligé de fermer les yeux et de laisser opérer, comme à son insu, le sacrifice du coq pour consacrer l'édifice. Je dis sacrifice, car c'était visiblement la tradition inconsciente d'un sacrifice à quelque divinité oubliée depuis treize ou quatorze siècles.



Le Loup et le Renard

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Les voyages du Conteur de Légendes.
Contes oubliés à la saveur d'autrefois. 
Le Loup et le Renard.
Un loup maigre comme cent clous de sabot causait avec un renard rondelet comme la boule du jeu de quilles, et à fourrure brillante comme la luciole après le coucher du soleil. — Adieu Loup. — Adieu Renard. — Il faut m'avouer que tu as de la chance ! — Et quelle chance par hasard? — Comme tu es gras ! — Comme tu es maigre ! — En effet ce que l'on voit de ses propres yeux ne peut se nier. Et toi, où prends-tu cet embonpoint ? — Au battant de la cloche, répartit le renard. — Au battant de la cloche ! Il serait fort curieux d'être mis au courant d'une semblable recette. — Tu pourras l'essayer, Loup, si le cœur t'en dit. J'attache ma queue avec un nœud coulant au battant de la cloche et plus je tire plus je deviens grassouillet. — Ce n'est pas très compliqué. — Je ne veux pas bouger d'un pas si ce que je t'assure n'est pas la vérité claire et nette. Le loup sur …

Diabolique vous avez dit ?

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Les voyages du Conteur de Légendes.
Diabolique vous avez dit ?
A la Toussaint 1875, un bruit courut sur un événement merveilleux qui devait avoir eu lieu dans une salle de danse, « au Vignoble », située dans le Faubourg. Il mit en mouvement toute la ville. Je n'entendis parler du fait que quinze jours après le mardi gras à un souper qui suivit une conférence et où un personnage de marque, occupant, une haute situation rappela le fait comme un exemple de la crédulité inconcevable de certains. Huit jours après, notre voisine nous rapporta le même fait qu'elle avait entendu raconter dans le voisinage, et, le même jour, elle revint à la maison encore toute émue par le récit qui lui avait été fait de cet événement dans la famille de son frère. L'affaire était devenue le sujet de toutes les conversations dans les auberges et dans les magasins. Une jeune femme n'avait pu résister et était allée danser au «  Vignoble ». Vers minuit, elle vit venir à elle un étranger élégamment vê…

’ENFANT BLEU ET LE PRESSOIR DE PETITE-HETTANGE

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L’ENFANT BLEU ET LE PRESSOIR DE PETITE-HETTANGE
Les voyages du Conteur de Légendes.
Le raisin attendait à être pressé. Louis, jeune garnement du lieu avait pensé rendre service aux vignerons de du village. Il avait sauté dans le pressoir et avait voulu fouler le raisin, à l’ancienne, comme il l’avait entendu raconter par son grand père le soir à la veillée. Ce qu’il ne se doutait pas était que le pressoir vieux de plusieurs centaines d’années gardait en mémoire le temps passé et avait acquis une certaine idée de lui-même. Ainsi quand le gamin sauta sur les grappes, les pieds pas très propres, il en fut vexé. Il lui fit perdre l’équilibre et le gamin tomba de tout son long dans l’épais jus de raisin. Il fut teinté de bleu et hurla en appelant au secours. Plusieurs mains calleuses de vignerons hilares l’attrapèrent et le sortirent de sa fâcheuse situation en lui faisant la leçon. De sa maison Edwige sa maman comprit immédiatement la situation. Elle prit une cuvette et mena le gamin au lav…

La Troglodyte et le Loup.

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La Troglodyte et le Loup.
La troglodyte s'était abritée dans le trou d'un mur contre la froidure de l'hiver ou contre la chaleur de l'été , peu nous importe. Le loup l'aperçut : — Troglodyte, sors, sors! — Oui, mais tu me goberais! — Sors, sors ! — Non, non ! — Sors, te dis-je ! — Jure sur ton âme que tu ne me feras pas de mal ? — Par l'âme que je possède, je ne te toucherai pas avec mes dents, dit le loup en levant la patte droite. La troglodyte rassurée sortit de son abri. Ce fut la cause de sa perte car le loup oubliant aussitôt la foi jurée n'en fit qu'une bouchée et vivante l'engloutit dans son estomac. Au fond de cet entonnoir à deux issues l'oiselet criait de toutes ses forces : Parjure , Parjure ! Le loup ne put supporter longtemps ces reproches si outrageants pour sa réputation. Il ouvrit la gueule pour répondre : — Si je suis parjure je m'en moque ! Et zoup ! La troglodyte sortit et d'un léger coup d'aile elle fut dans le trou du mur où …

LES AVENTURES D'UN PETIT GARÇON Suite et fin ...

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Les voyages du Conteur de Légendes
LES AVENTURES D'UN PETIT GARÇON Suite et fin ...
- Ma mère est allée au bout du jardin faire la chasse aux poux de mon petit frère, elle laisse ceux qu’elle tue et rapporte ceux qu'elle ne peut trouver. - Mon père est allé emprunter cent francs à un voisin pour payer deux autres personnes à qui il doit de l'argent. - Ma sœur aînée est allée se promener, son fiancé l’a quittée. Elle pleure donc ses plaisirs du temps passé. - Ma jeune sœur fait cuire des pois qui montent et descendent dans la marmite. - Très-bien, je suis satisfait de tes explications. Tu diras à tes parents que je leur remets leur dette. J’y pense, tu as oublié de me dire pourquoi tu m'avais appelé moitié d'un homme et tête de cheval. - C'est bien simple. Par la petite fenêtre entrouverte je ne voyais que la tête de votre cheval et la moitié de votre corps.
Conté en mars 1877, par Amédée Debarl
Belle semaine pleine de belles choses.


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Les voyages du Conteur de Légendes.
Un très ancien conte en forme de charade …. Les réponses prochainement.
LES AVENTURES D'UN PETIT GARÇON.
Un seigneur envoya un jour son intendant chez de pauvres gens pour leur réclamer de l'argent qu'ils lui devaient. Un petit garçon qui gardait la maison, entendant le pas d'un cheval se montra à une petite fenêtre. — Bonjour, petit. — Bonjour, la moitié d'un homme et la tête d'un cheval. — Où est ta mère ? — Elle est allée à la chasse, tout ce qu'elle tue elle le laisse et tout ce qu'elle ne tue pas elle le rapporte. — Et ton père ? — Il est parti faire un trou pour en boucher deux autres. — Je ne te comprends pas. Pourrais-tu me dire ce que fais ta sœur aînée ? — Elle est partie pleurer ses plaisirs du temps passé. — Et ta jeune sœur? — Elle fait cuire des allant et venant. — Je ne comprends rien à tout ce que tu me dis, je vais en causer à mon maître. Adieu. L'intendant rapporta cette conversation au seigneur et tous deux che…

Les Danseurs forcés.

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Les voyages du Conteur de Légendes.
Petits contes oublié.
Les Danseurs forcés.
Trois jeunes hommes et trois jeunes filles dansaient un jour de fête sur la place publique. Un vieux mendiant passe, s’approche et demande l’aumône ils continuent leur danse comme s'ils n'étaient pas en la présence d’un homme affamé. Vient le moment où, las de plaisir, ils veulent s'asseoir. Ils cherchent une place où se reposer, mais une force irrésistible les retient sur le lieu de la danse et les contraint à danser. Ils dansèrent ainsi une année sans avoir pu s'arrêter un moment.
Belle journée en prenant le temps de respirer entre deux pas de danse.


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Les voyages du Conteur de Légendes.
Petits contes oublié.
Les Danseurs forcés.
Trois jeunes hommes et trois jeunes filles dansaient un jour de fête sur la place publique. Un vieux mendiant passe, s’approche et demande l’aumône ils continuent leur danse comme s'ils n'étaient pas en la présence d’un homme affamé. Vient le moment où, las de plaisir, ils veulent s'asseoir. Ils cherchent une place où se reposer, mais une force irrésistible les retient sur le lieu de la danse et les contraint à danser. Ils dansèrent ainsi une année sans avoir pu s'arrêter un moment.
Belle journée en prenant le temps de respirer entre deux pas de danse.


L'hirondelle

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Les voyages du Conteur de Légendes.
Petites histoires oubliées
L’hirondelle.
On n'a pas l'habitude de considérer l’hirondelle comme un oiseau chanteur. Pourtant, lorsqu'elle est posée seule et tranquille, elle fait souvent entendre un petit chant grinçant et babillard. On dirait cependant que l'oiseau n'émet qu'avec une certaine difficulté son modeste ramage ou plutôt qu'il marmotte pour lui seul sa petite chanson. Les paysans suédois racontent à ce propos la légende suivante : Ils disent que l'Hirondelle était autrefois femme de chambre chez une fée très avare, étant peu payée, elle vola un jour, à sa maîtresse une pelote de fil brun et une paire de ciseaux. En punition de ce méfait elle fut changée en oiseau et condamnée à porter éternellement les objets volés, le premier, sous la gorge, et le second, à la queue.
C’est peut-être la raison qui les pousse à partir … Bon weekend en attendant le retour des hirondelles.

L'ORIGINE DES PUCES.

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Les voyages du Conteur de Légendes
Contes oubliés (et parfois c’est mieux)
L'ORIGINE DES PUCES.
CONTE DU VELA.Y.
Un jour, le bon Dieu se promenait, avec Saint-Pierre, dans les gorges de la Loire, entre Chamalières et Vorey, ils devisaient tout en se promenant, du ménage du monde et des difficultés de le bien diriger. Tout à coup à un détour de l'eau, Saint-Pierre montra au bon Dieu une femme en haillons, couchée sur le sable, au soleil, elle était jeune encore, mais ses traits reflétaient l'ennui le plus profond. Le bon Dieu, à qui rien n'est caché, vit bien de suite que cette femme s'ennuyait de son oisiveté. Comme il est souverainement bon, il tira de sa grande poche une poignée de puces qu'il jeta sur la jeune femme en lui disant ces mots : femme, l'oisiveté est la mère de tous les vices, voilà de quoi t'occuper. Et depuis ce jour les femmes ont des puces et lorsqu'elles n'ont rien de mieux à faire, elles se divertissent à s'épucer.
Je n’ai pa…

Le loup, les chèvres et le renard. suite et fin

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Les voyages du Conteur de Légendes.
Petites histoires oubliées.
Le loup, les chèvres et le renard.
Suite et fin ....
— Exécutez-vous, nous en causerons plus tard. Les chèvres sans dire mot installèrent chacune un carré de gazon entre leurs cornes, ce qui leur fit une coiffure verte. L'une d'elles exceptée, à qui les cornes n'avaient-pas poussé. Le renard les conduisit ainsi par devant le loup. — Adieu, compère Loup. — Adieu, compère Renard. — Comment se porte ta botte ? — A peu près comme ma culotte. — Que racontes-tu de nouveau ? — Pas grand chose. Nous subissons un temps pluvieux, la viande est rare et je ne me rassasie pas tous les jours que je m'assieds à table ? Votre huche à pain est-elle comble, compère ? — Chez nous ça va comme le potage à la fève, tout doucement. Mais pour le quart d'heure je ne me plaindrai pas, ne voilà-t-il pas mes sept chèvres que je me réservais l'année dernière ! Mais oui ! — Tu les as vues, Renard? — Oui nous avons causé un brin. — Que porten…