samedi 21 juillet 2018

Coquin de Polichinel


Les voyages du Conteur de Légendes.

Anciennes petites histoires oubliées

COQUIN DE POLICHINELLE

Polichinelle est très-fatigué, il a couru, dansé, chanté, et il mangerait bien quelque chose. Il entre chez une bonne vieille paysanne occupée à faire déjeuner son chat, un affreux minet noir qui fait peur à tous les enfants. Polichinelle tire le chat par la queue, le lance de l'autre côté, et avale son déjeuner, et comme la vieille paysanne a suivi son cher minet qui fuyait en miaulant, il mange aussi le déjeuner de la vieille paysanne et sort en s'essuyant les moustaches. Oh ! Coquin de Polichinelle, voilà encore un de tes tours.

dimanche 15 juillet 2018

Nélia et le vieux Conteur


Nélia et le Vieux Conteur

Dans le village il y avait un pauvre, très pauvre homme. Après une dure vie de labeur il s’était retrouvé tout seul. Ayant énormément travaillé comme journalier, c'est-à-dire à la demande, il n’avait point pu mettre d’argent de côté. Et ainsi, au soir de sa vie il vivait de très peu. Tout le monde l’aimait car il racontait quantité d’histoires très étranges sur de drôles de personnages qu’il imaginait mais hélas qu’il n’avait jamais vus. Les enfants avaient les yeux qui brillaient et les adultes parfois se laissaient transporter. Nélia apprit son existence par un rossignol qui passait par là. Elle appela tous ses amis de la forêt et d’ailleurs et organisa une fête pour ce vieux Conteur.
Quand tout fut prêt, elle se transforma en un gros chat et vint gratter à sa porte. Le Conteur ne sembla pas le moins du monde surpris. Nélia lui tendit l’invitation en ronronnant. Il était invité ce soir au cœur de la forêt à un repas costumé. Sur le carton  il y avait quelques précisions sur le déroulement de la fête. Il regarda l’invitation avec beaucoup d’attention. Il devrait mettre un costume de seigneur et se laisser conduire.
Ce qu’il fit. Ainsi vêtu, il prit place dans le carrosse qui venait d’apparaitre et l’équipage partit au galop à travers bois. Il fut reçu en grande pompe au merveilleux château qui sembla sortir des nuages pour se poser au cœur d’une clairière.  Le sol était de marbre poli et miroitant. Il fut accueilli  par des lutins, eux-mêmes en grande livrée humaine. Une très belle dame âgée se présenta comme étant la reine des lieux l’invita à prendre place prés d’elle.   Un merveilleux repas leur fut servi. La reine ne buvait que de la rosée prise sur les roses rouges que des servantes avec de petites ailes lui tendaient. Le repas fut élaboré par un magicien habillé dans un costume d’un autre âge qui avait la réputation d’être d’une habileté si merveilleuse dans l'art culinaire, que souvent lui-même en restait tout étonné. Il savait préparer les mets les plus raffinés, les pâtés de violettes les plus succulents, les sauces les plus compliquées.
Puis minuit sonna et doucement le château s éleva au dessus des cimes et prit naturellement place sur les nuages. Parfois, on entend un rire venant  de partout … mais je m’arrête là car j’ai peur que vous ne me croyez pas et pourtant, c’est la vérité vraie.

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.

Bel été plein d’imagination, la réalité dépend de la façon dont on la peint.



dimanche 17 juin 2018

Nélia et les fraises


Nélia et les fraises

Depuis un jardin des plaintes montaient vers les nuages. Nélia s’approcha pour aider les  désespérés. Il s’agissait de fraises qui venaient d’être ramassées. Nélia se transforma en rouge- gorge et se posa sur le bord du panier. La plus bavarde des grosses fraises et la plus rouge aussi  lui raconta ce qu’il leur était arrivé : « nous étions encore accrochées à notre mère. Mes sœurs et moi avons été  promptement enlevées par une personne très adroite. Qu'allons-nous devenir maintenant ?  Hélas ! Le savons-nous?  Nous serons croquées, sans doute. J’ai entendu dire que les fraises sont bonnes crues, cuites, de toutes les façons. A moins que ce ne soient de braves gens.  Et quelques braves gens qu'ils puissent être, crois-tu petite sœur, qu'ils auront des scrupules de manger de pauvres fraises comme nous ? 
-  C'est vrai, répondis Nélia.
-  Les fraises sont faites pour être dégustées,  ajouta une autre compagne d'infortune en guise de consolation ».
 « Une bande de marmots nous fit craindre le pire, heureusement qu’une voix forte les arrêta à temps. « N’y touchez pas elles sont réservées ! 
C’est pour la fête des Pères, nous allons faire une très belle tarte pour votre père. »
Entendant cela, les fraises furent très fières, régaler un papa quel honneur.
Nélia en eut l’eau à la bouche et se rappela qu’elle avait complètement oublié de souhaiter la fête à son père le Vend Chaud du Désert.  


Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes.

Belle semaine en croquant la vie comme des fraises bien mûres.


dimanche 3 juin 2018

Nélia et l'enfant qui s'ennuyait


Nélia et l’enfant qui s’ennuyait

Ce jour là, un garnement qui paraissait ne pas avoir plus de 10 ans se promenait dans le village en se demandant quel coup pendable il pourrait faire. En gros, il s’ennuyait. Le gamin fit  une chose qui étonna beaucoup  ceux qui le regardaient et qui se sont moqués de lui par la suite. Le village de Nélia est traversé par un charmant petit ruisseau : le ruisseau si bien nommé « De la Petite Fée ». Ce jour-là, Séverin c’était son nom, avait ses beaux souliers  du dimanche. Sa mère pensait qu’il serait sage et qu’il pourrait enfin courir en toute  sécurité. Ça le gênait particulièrement  car il aimait par-dessus tout, courir pieds nus. Mais ses  beaux souliers  empêchaient ses pieds de respirer, comme il le disait très en colère.  Rapidement le naturel revint au galop. Et toujours, comme on le parlait dans le village,  il lui  prit dans sa tête  qu'il serait plus commode d'aller sans ses souliers. Rêvant de grands voyages sur les mers qu’il n’avait jamais vues, pour rendre son histoire plus réelle, il livra au ruisseau d'abord un soulier, puis un autre. Il les regarda naviguer et dériver le long de la rive, avec des battements de mains. Les souliers naturellement disparurent sous le pont. La légende disait que sous ce pont, il y avait un grand trou noir très profond. Soudain, on entendit un grand bruit de cascade et dans un grognement les chaussures disparurent. L’enfant crut voir deux yeux très brillants et menaçants qui semblaient lui jeter un avertissement. Terrorisé, Séverin parti au galop comme un jeune cheval fous.  Dans sa course il marcha sur du verre brisé et se blessa légèrement un orteil.  Il s’écroula dans l’herbe,  les jambes tremblantes, mouillées et froides comme la glace. Il rampa comme un gros orvet blessé. Nélia qui passait le regarda venir avec surprise et s’approcha. L’enfant pleurait à chaude larmes. Nélia regarda vers le trou sous le pont et fronça les sourcils. On entendit alors un gros remue ménage et deux chaussures trempées atterrirent près du gamin. La petite fée prit le pied blessé et souffla sur la blessure qui guérit comme par magie. Puis prenant le garnement par la main, elle le reconduisit chez ses parents pour leur expliquer la mésaventure du gamin et surtout lui éviter une antique fessée.

Conte protégé

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes

dimanche 27 mai 2018

Nélia et la petite famille sous l’orage

Nélia et la petite famille sous l’orage
Une maman se promenait avec ses deux petites filles par un temps qui semblait bien incertain. Marie plus prévoyante que sa petite sœur, avait prit son parapluie. Manon se contenta d'emporter sa poupée, enfin son bébé comme disait. Il y avait quelque temps qu'elles étaient dehors, lorsque le ciel se couvrit de nuages et que les premières gouttes de pluie commencèrent à tomber. Marie ouvrit aussitôt son parapluie et se couvrit la tête, sans faire attention à sa petite sœur qui cherchait un abri auprès d'elle.
« -Laisse moi un peu de place, dit Manon, je suis toute mouillée et mon bébé aussi !
- Non répondit Marie, il n’y a pas de place pour nous deux. Il fallait emporter le tien. »
La maman enleva son grand foulard pour le mettre sur la tête de la petite. Marie rougit et accrocha le bras de sa petite sœur et toutes les deux marchèrent sous le petit parapluie. La famille pressa le pas pour trouver de quoi s’abriter. Devant elles un écureuil venait apparaître. Il semblait montrer le chemin et galopait en regardant bizarrement derrière lui pour s’assurer qu’elles le suivaient bien … Il guida la petite famille jusqu’à un énorme noyer qui baissa ses branches et rapprocha ses feuilles pour bien les protéger. Nélia grimpa dans l’arbre et fit tomber aussi dru que l’averse du moment, une pluie de noix qu’elle avait mis à l’abri pour un jour exceptionnel. Marie prit un gros caillou et cassa la première des noix et comme pour s’excuser la donna à Manon, la seconde à sa maman, la troisième elle la tendit à l’écureuil qui venait de se poser tout prêt d’elles. Celui-ci prit le fruit en faisant un clin d’œil à Marie et il se produisit ce phénomène incroyable : une branche s’inclina et fit couler de ses feuilles une petite pluie juste sur la tête à Marie qui comprit et eut un rire un peu forcé. Nélia fit une petite caresse au noyer et disparut comme elle était venue…Ce n’est pas tout les jours facile d’être une petite fée changée en écureuil.

Conte protégé

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes



Bonne fête à toutes les mamans

dimanche 20 mai 2018

Nélia et le royaume des abeilles

Nélia regardait avec beaucoup d’attention une petite famille qui se promenait sur le chemin et qui approchait. Les enfants, tout joyeux, marchaient autour de leurs parents, lorsqu'ils virent en passant devant un près couvert de fleurs une rangée de petites maisons bien à l’abri sous les arbres. Julie la plus petite du groupe s’étonna et demanda à sa maman:
« - ce sont des lutins qui habitent dans ces petites cabanes ?
- Non, lui répondit sa mère. Tu es en présence de royaumes. Ces cabanes comme tu les appelles sont des ruches. Dans chacune d’elle vivent une reine et tout un petit peuple. Ce sont des abeilles, elles sont plus précieuses que les trésors les plus importants.
- Est-ce que les abeilles ne font pas le miel ? demanda la petite Julie, qui était un peu gourmande.
- Mais oui, c'est ce bon miel couleur d’or que tu manges quelquefois et avec lequel on sucre ton lait lorsque tu as mal à la gorge et qui par magie disparaît comme envolé.
- Ce que vous ne savez pas dit le père, c’est que si vous regardez à l’intérieur des châteaux, vous pouvez voir le travail incroyable des abeilles. Il y a une magnifique cathédrale de cire dont les alvéoles sont remplies du miel le plus merveilleux et tout un petit peuple très organisé qui y vit et y travaille.
- Mais c’est comme le plus beau des contes ! dit Nicolas qui adorait les histoires ».
La petite bande ne trouva plus de mots assez forts et se mit à rêver. Ils regardèrent une dernière fois le royaume des abeilles comme préférait les appeler maintenant Julie. Leur surprise fut grande en voyant toutes les abeilles posées sur les toits des ruches qui semblaient écouter la petite famille dans un léger bourdonnement. Il y avait une magnifique abeille au milieu d’elles, c’était une reine car elle semblait porter une couronne. La petite famille s’éloigna doucement et Nélia quitta la ruche en saluant avec respect la reine qui l’avait invitée à déguster quelques gouttes de miel.


Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes


dimanche 13 mai 2018


Nélia et le lutins

Nélia avait essayé un nouveau filtre magique. Il avait très bien fonctionné. Elle était devenue un gros écureuil. Elle resterait sous cette forme durant tout l’été. Vive les courses folles dans les arbres. Il était midi et affamée Nélia voulut déguster son déjeuner caché dans un trou du gros chêne qu’elle avait comme résidence. Hélas de drôles de personnages avaient choisi son arbre pour s’installer et faire la fête. Les discussions allaient bon train. La petite fée  ne perdait pas un mot de la  conversation qui se déroulait à quelques pas.  De temps en temps  elle approchait son museau du bord de son logis, pour voir ce qu'allaient devenir les noix qu’elle avait cachées tout prés. Quelle idées avaient eu ces lutins de venir s’installer juste à côté de son garde-manger. La journée avançait, les personnages étranges furent pris d’une envie de sieste. Le vin qu’ils avaient bu y était certainement pour beaucoup et la bonne herbe du bord du ruisseau aussi. Bientôt on n’entendit plus que des ronflements. Les compères dormaient en rêvant à des blagues terribles faites aux humains. L’écureuil sortit doucement de sa cachette et tourna autour du petit groupe pour y chercher sa cachette. Hélas l’un d’eux était couché tout contre. Il voyait bien le trou qui permettait d’entrer mais elle ne pouvait à peine y passer la patte. Furieuse et affamée, curieuse aussi Nélia s’approcha.  Elle en profita pour participer au festin laissé sur l’herbe. Elle savoura  le saucisson et le jambon, n’aima pas trop le fromage puis elle courut au gros pâté en croûte, en souleva avec son museau le chapeau qui le coiffait, s’y glissa et s’en bâfra. Nélia repue grimpa dans son arbre et se cala bien confortablement au creux d’une branche et bascula dans une profonde sieste.  

Texte protégé.

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes.

mardi 1 mai 2018


                                                  Nélia et le chercheur de Muguet 
                            Nélia flânait dans forêt, discutant avec les arbres, selon mon habitude, quand elle aperçut un homme en bras de chemise, affolé, les yeux furetant dans tous les sens, comme s’il cherchait un trésor qu’il espérait  découvrir. Tel un lapin,  il courut comme un possédé sous les buissons à proximité. Aussi, doucement Nélia s’approcha de lui avec cette curiosité qui est devenue chez elle une seconde nature, et lui demanda ce qu'il avait. « Ce que j'ai ? fit-il en agitant la tête. J’ai vu mon épouse passer dans la rue, au bras d'un drôle de personnage, une tresse de fleurs sur la tête, il me semblait que de petites cornes dépassaient de sa chevelure bouclée ! Elle me fait payer ma distraction de ne pas lui avoir offert un brin de muguet. Elle ne me le pardonne pas ! » Le pauvre homme sans mémoire partit en courant à travers les bois. Nélia sourit gentiment, sifflota un air connu d’elle seule et le chemin du pauvre homme se couvrit d’un tapis de brins de muguet.
             Conte protégé
             Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes. 


dimanche 29 avril 2018

Nélia et la chaise du Père Louis


Nélia et la chaise du Père Louis

Dans ce tout petit village niché cœur de la campagne. Tout était calme en ce jour de printemps. Seul résonnaient les coups répétés du maillet du Père Louis. L’ébéniste était réputé et craint dans toute la région. Le bruit courait que les meubles qu’il fabriquait étaient différents des autres. Dans son atelier, il ne lui restait plus qu’une table et une chaise qu’il affectionnait tant il y avait mis tout son savoir. Il décida à regret de vendre la chaise. Nélia cherchait quelques meubles pour se faire un nid douillet. Vivre dans les nuages avait ses limites surtout depuis qu’elle avait rencontré ce jeune garçon qui lui plaisait bien. Un rossignol était venu lui chanter que le Père Louis avait peut-être ce qu’il lui fallait. Un drôle de bonhomme l’accueillit gentiment en la priant d’entrer dans son atelier.
- « Veuillez vous  asseoir, » dit-il, en lui montrant  la chaise.
Nélia prit place sur la chaise de bois et ferma les yeux. Elle entendit des gazouillis d’oiseaux, ressentit la chaleur d’un rayon de soleil et une douce brise lui caresser le visage. Au bout d’un long moment, elle sembla se réveiller et s’adressa au Père  Louis :
« Cette chaise me plait. Je t’en offre un souhait. »
« Top là ! »
Lui répondit le merveilleux ébéniste. Nélia tout sourire souffla doucement sur la chaise qui la suivi docilement. Il semblerait que depuis, lorsque le Père Louis fait un meuble, des feuilles lui poussent au printemps, des fruits apparaissent en été et il s’endort l’automne venu. Le souci parait-il sont les ronflements. Mais le Père Louis ne veut rien savoir et qui irait se disputer avec le Père Louis ?

Conte protégé

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes.


dimanche 15 avril 2018


Nélia et le vieux roi qui aimait les histoires

Nélia adorait les dimanches. En effet elle se rendait au château du vieux roi qui habitait une demeure délabrée. Un seul serviteur s’occupait de lui, presque aussi vieux que les pierres de l’antique logis. Ce roi, pas comme les autres rois ne vivait que pour vivre chaque seconde de sa vie comme si c’était la dernière. Autrefois il avait été très riche mais ce roi avait un esprit bizarre, ayant un goût très prononcé pour les contes merveilleux, peut-être même trop. On a été jusqu'à dire, qu'en certaines occasions il faisait une sorte de concours entre tous ses serviteurs et qu'il donnait une bourse d’or à ceux qui avaient fait preuve du plus d'imagination. Et ainsi il était devenu très pauvre. Nélia l’avait trouvé pleurant à chaudes larmes un jour qu’elle cherchait des champignons dans l’ancien parc. Le roi lui avoua qu’il était drogué aux contes. Et depuis, tous les dimanches matin, Nélia rendait visite au roi, partageait le repas que préparait le vieux serviteur et au dessert lui racontait une histoire lue dans son vieux grimoire. Le vieux roi se calait dans son fauteuil  tout défoncé et ses yeux brillaient comme les yeux d’un enfant qu’il était resté. Ce jour-là la petite fée raconta ce très vieux conte complètement oublié : « une fileuse de fil d'or est rattrapée par des formules magiques que lui envoie sur les ailes du vent une vieille sorcière jalouse, juste au moment où le fils du roi l'emporte sur son cheval pour l’épouser. La jeune fille est changée en nénuphar. Le prince désespéré apprend le langage des oiseaux et avec l'aide des deux autres fileuses d'or, d'un sorcier de Finlande et par des actes de magie, il délivre sa fiancée. Le mariage fut magnifique ». Et comme toujours, le vieux roi avec un grand sourire s’endormait pour une longue sieste.

Elina et Christian Luzerne Conteur de Légendes. Conte protégé





dimanche 8 avril 2018


Nélia et le secret de la Chouette

Nélia est tirée d’un profond sommeil au petit matin par un bruissement d’ailes.  Elle ouvre les yeux et voit la Chouette venue se poser sur le bord de son nuage. Nélia aime beaucoup sa visite, parfois même elle l’appelait pour lui demander des conseils. Toutes les fées savaient que la Chouette était la sagesse même, toujours attentive et bonne amie. Elle regardait bizarrement la Petite Fée. Qu’elle ne fut pas son étonnement quand la Chouette lui adressa la parole. Pour la première fois, elle lui raconta son histoire. Sache, ma Gentille Fée, que le sort ne m’a point épargnée, je me nomme Asio et je suis la seconde fille du Roi des Cimes Enneigées,. Un jour mon père, avec grande gentillesse, invita un aigle qui semblait affamé à partager notre repas, cet aigle était en réalité le Sorcier qui Fait Fondre les Glaciers. Jaloux, il était venu dans notre château de glace, refuge des oiseaux perdus, pour le faire disparaitre. Nous nous en sommes aperçus quand notre palais a commencé à fondre. Mon père l’a fait jeter dehors sans ménagement. Dans la lutte, l’aigle a perdu ses plumes et c’est un oiseau ridicule qui est parti en glissant. Il faut dire que j’ai ri comme une sotte que j’étais. Le Maléfique en a gardé sans doute de cet affront un très vif ressentiment. Par la suite il a su se glisser dans mon entourage sous le déguisement d’un rouge-gorge amaigri. Un jour que je mangeais des œufs battus en neige, il  m’a fait prendre quelque poison qui m’a transformé en cet oiseau nocturne sous la forme que vous me voyez maintenant. Nélia essuya une larme qui se transforma en perle. Depuis, lui avoua Asio, je garde les secrets de la nature et de ceux qui m’en confient. Puis l’Oiseau des Secrets soupira et s’envola vers les cimes lointaines pour rejoindre sa famille des glaciers. Nélia trouva qu’elle avait belle allure.


conte protégé

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes



samedi 31 mars 2018


Nélia et le Vent amoureux

Voisine de Nélia, la Vîlva réside également dans les nuages. Elle aime à parcourir les hautes montagnes et les rochers au bord de l’eau. Elle aime également écouter les malheurs des uns et des autres. Nélia a faillit tomber de son nuage, quand elle s’est retrouvée bousculée et malmenée en cette belle matinée, par le Vent qui a encore sa grosse peine à raconter. En ce jour des Œufs, il apparait très en colère. La Vîlva l’invite à prendre place et à respirer un grand coup. Calmé et tranquillisé,  le Vent se met à table. Il avale un grand bol de lait de biche  raconter qu’il était tombé follement amoureux d’une belle jeune fille. Elle était la perle d’un noble et haut seigneur. Pris par sa passion et voulant lui plaire, il l’emmenait à travers la campagne dans un grand tourbillon. On l’appelait la Fiancée du Vent. Hélas les paysans se plaignirent à la Mère du Soleil que leurs champs ensemencés étaient ravagés. Qu’à cela ne tienne décida la Mère du Soleil, elle sera la Compagne de la Brise Marine jusqu’à ce que le Vent retrouve son calme. Toujours aussi amoureux, le Vent voulant s’attirer les bonnes grâces de la Mère du Soleil lui offrait une fois par an des œufs en chocolat sur les conseils d’un gros lapin gourmand rencontré par hasard. Hélas systématiquement, elle les lançait à travers le ciel et ils tombaient par-ci, par-là. Aujourd’hui encore il avait vu passer les œufs qu’il lui avait offerts …. Ce ne sera pas cette année qu’il retrouverait sa fiancée.Et il partit dans un immense courant d’air furieux. Nélia et la Vîlva se retrouvèrent les cheveux en bataille, pas facile ce Vent très soupe au lait... chocolaté.

Elina et Christian LUZERNE Conte protégé

dimanche 18 mars 2018


Nélia sauve les pommes

Aujourd’hui, c’est la fête au village. Nélia est naturellement invitée aux réjouissances. Pas de chichi, elle se regarde dans l’eau du Lac et se trouve très bien ! Juste une étoile tombée cette nuit qui lui servira de bijou. Elle arrive un peu en retard, suite à une longue discussion avec un lapin stressé de ne pas courir aussi vite qu’il le voudrait. 
Les femmes se lamentent. Tout est prêt ! Un merveilleux repas, mais pas de dessert, pas de tarte aux pommes si savoureuses. En effet Rujalina est dans le pommier, elle est arrivée cette nuit, en plus elle avait des invités, les horribles trolls gourmands.
Elle va rapide comme la pensée, comme le vent, sans toucher la terre, au pommier pour y danser. Elle s’y installe et interdit à quiconque de cueillir le moindre fruit. Si une femme s’en approche voulant prendre quelques pommes pour en faire une tarte ou une compote, elle lui noue les cheveux sur la tête, rend sa bouche muette et lui brouille la cervelle. Parfois même elle rend sourdes ses oreilles.  Nélia s’approche de l’arbre et en effet, dans les branches, Rujalia danse comme une diablesse sous le regard admiratifs des affreux. La population du village se tient prudemment à l'écart. Nélia sourit. Qu’à cela ne tienne, un petit geste inaperçu et les pommes commencent à tomber en pluie et à rouler, rouler jusqu’aux pieds des cuisinières qui s’en saisissent et partent en courant. Nélia affamée et rassurée, un petit sourire en coin rejoint ses hôtes déjà aux fourneaux. On n’est pas fée pour rien et un petit coup de pouce pour faire rouler les pommes est dans ses cordes. D’autant plus qu’elle adore les tartes aux pommes.

Elina et Christian Luzerne. Conte protégé

jeudi 15 mars 2018


Au cœur des mots

On connaît l'apostrophe de Diderot à Thomas, qui venait de publier un Essai sur les femmes : « quand on veut décrire les femmes, il faut, monsieur Thomas, tremper sa plume dans l'arc-en-ciel et secouer sur sa ligne la poussière des ailes du papillon. »

Belle journée à aimer


dimanche 11 mars 2018


Nélia la jeune fée : le cœur libéré

Un plan machiavélique commençait à germer dans l’esprit de Nélia.  Elle partit dans la forêt en riant, riant comme une folle. Elle arriva bientôt à un lieu très particulier appelé Poliana ; la clairière aux esprits. Un endroit que tous évitaient en raison de croyances très anciennes où il était question de disparitions. Des histoires que faisaient courir les "commères des buissons" comme les appelait la jeune fée pour se venger de leurs médisances. L’endroit rêvé pour se faire remarquer. Nélia  se mit à cueillir des brassées de fleurs sauvages.  Chose qu’il ne faut jamais faire à la nuit tombante les soirs de pleine lune, quand le pic vert vous prévient par ses coups de becs qui donnent l’alerte, ce qui était le cas en ce moment. Nélia chantait très fort : une primevère pour la Ru, une pâquerette pour la Rusa et une violette pour la Rusaliiiiiiiiii. Les nymphes commères toujours à l’affut, outrées de cette audace partirent en courant prévenir Rusalii. La réponse  ne se fit pas attendre. Le terrible vent se leva. Jamais on n’avait vu une telle tempête. Toute la forêt fut secouée par la colère de la susceptible fée des plaines Russes. Un tourbillon voyagea à travers les plaines et les montagnes. Un tourbillon à décoiffer les maisons et pas seulement.  La Samodiva n’échappa pas à la tourmente. Le cœur volé se trouva soudain libéré de sa prison de cheveux et sans perdre de temps, il prit le chemin du retour. Un cœur libre se sent pousser des ailes et naturellement, il reprit sa place bien au chaud dans la poitrine du petit paysan qui soudain retrouva un sommeil paisible. Quelle journée pensa Nélia,  baillant en cherchant dans le ciel son nuage favori pour s’y emmitoufler. Elle se recoifferait demain.

Elina et Christian LUZERNE. Conte déposé


dimanche 4 mars 2018

le coeur prisonnier



Les voyages du Conteur de Légendes. Mon tout nouveau concept.

Nélia la jeune fée : le cœur prisonnier suite …


Nélia se sent très impliquée dans le désastre qui frappe le village. Ce jeune homme sans cœur se repliera sur lui-même comme une vieille chaussette abandonnée. Cette pensée fait malgré tout sourire Nélia. Hélas, toute sa vie il sera centré sur lui-même, sans trouver l’âme sœur. La jeune fée réfléchit tout en dégustant quelques pétales de fleurs des champs. Comment détourner l’attention de la Samodiva et lui ravir le cœur sans en subir les foudres ? Les foudres ? Elle croit avoir un début de réponse.
Son amie Rusalii n’est-elle pas la fée du vent des plaines russes ? Soupe au lait comme on dit ici, elle apporte la tempête quand son âme slave est troublée. Il faut reconnaitre qu’elle est très susceptible et combien de fois les paysannes ont vu leur linge étendu à sécher, s’envoler dans des tourbillons furieux et tout ça pour avoir seulement cueilli quelques fleurs qui soulagent les maux certains jours de l’année où il ne le fallait pas. Mais en ce moment où se trouve Rusalii ? Nélia doit se renseigner auprès des commères que sont les nymphes de la forêt. Elles passent leur temps à épier les fées et tous les esprits. Elles commentent avec des gloussements de poules trop grasses ce qu’elles ont vu, elles savent tout sur tout le monde. Nélia en a déjà fait les frais. Combien de fois a-t-elle dû subir les ricanements grinçants pour ses cheveux décoiffés et ses tenues très personnelles de fée new look…..
A suivre…. 

Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Conte déposé

samedi 3 mars 2018

demain la suite de Nélia ...

Bonjour,
demain la suite des aventures de la jeune fée Nélia.
Nos histoires vont parler de fées et de personnages complétement oubliés auxquels on a cru il y a bien longtemps.
Ils apparaitront au fil des histoires. Je dis nous car Elina est partenaire par ses dessins.
Belle journée à rêver ...

lundi 26 février 2018

Je suis très heureux de vous présenter mon nouveau flyer pour 2018. Les enfants participent et même les adultes .... qui le souhaitent.
Je vous souhaite une belle semaine pleine d'imagination.


dimanche 25 février 2018



Les voyages du Conteur de Légendes. Mon tout nouveau concept.

Nélia la jeune fée : le cœur prisonnier

La jeune fée s’étira et repoussa le nuage qui lui tenait chaud. Le réveil de Nélia a été troublé par une plainte qui semblait venir du village tout proche. Elle s’approcha très inquiète. Les habitants se lamentaient. Pendant la nuit la Samodiva avait volé le cœur d'un pauvre jeune homme. Elle sait que la Samodiva, fée redoutée en est capable. Ce ne serait pas la première fois qu’elle userait de chantage en menaçant de faire tomber le feu de la foudre sur un village pour s’approprier un cœur qui empêcherait celui à qui on l’a dérobé, d’aimer. Elle peut hélas garder ce cœur prisonnier dans ses longs cheveux des années durant, parfois jusqu’à ce qu’il soit tout sec.
La jeune fée Nélia a passé toute sa jeunesse avec les montagnards, habituée qu’elle était aux brumes et aux torrents, c'est-à-dire aux gîtes les plus ordinaires et à la magie qui se montre aussi bien dans les chutes d'eau que dans l'air.
Elle a appris à aimer ces habitants et a adopté certaines de leurs habitudes. Les longues robes ne lui plaisent pas et elle préfère s’habiller sans recherche comme le font les garçons de la campagne. Ce qui ne l’empêche pas d’être aussi fraîche que la rosée du matin…
A suivre.  

Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Conte déposé