dimanche 23 septembre 2018

Les Danseurs forcés.


Les voyages du Conteur de Légendes.

Petits contes oublié.

Les Danseurs forcés.

Trois jeunes hommes et trois jeunes filles dansaient un jour de fête sur la place publique. Un vieux mendiant passe, s’approche et demande l’aumône ils continuent leur danse comme s'ils n'étaient pas en la présence d’un homme affamé.
 Vient le moment où, las de plaisir, ils veulent s'asseoir. Ils cherchent une place où se reposer, mais une force irrésistible les retient sur le lieu de la danse et les contraint à danser. Ils dansèrent ainsi une année sans avoir pu s'arrêter un moment.

Belle journée en prenant le temps de respirer entre deux pas de danse.




Les voyages du Conteur de Légendes.

Petits contes oublié.

Les Danseurs forcés.

Trois jeunes hommes et trois jeunes filles dansaient un jour de fête sur la place publique. Un vieux mendiant passe, s’approche et demande l’aumône ils continuent leur danse comme s'ils n'étaient pas en la présence d’un homme affamé.
 Vient le moment où, las de plaisir, ils veulent s'asseoir. Ils cherchent une place où se reposer, mais une force irrésistible les retient sur le lieu de la danse et les contraint à danser. Ils dansèrent ainsi une année sans avoir pu s'arrêter un moment.

Belle journée en prenant le temps de respirer entre deux pas de danse.



samedi 22 septembre 2018

L'hirondelle

Les voyages du Conteur de Légendes.

Petites histoires oubliées

L’hirondelle.

On n'a pas l'habitude de considérer l’hirondelle comme un oiseau chanteur. Pourtant, lorsqu'elle est posée seule et tranquille, elle fait souvent entendre un petit chant grinçant et babillard. On dirait cependant que l'oiseau n'émet qu'avec une certaine difficulté son modeste ramage ou plutôt qu'il marmotte pour lui seul sa petite chanson. Les paysans suédois racontent à ce propos la légende suivante :
Ils disent que l'Hirondelle était autrefois femme de chambre chez une fée très avare, étant peu payée, elle vola un jour, à sa maîtresse une pelote de fil brun et une paire de ciseaux. En punition de ce méfait elle fut changée en oiseau et condamnée à porter éternellement les objets volés, le premier, sous la gorge, et le second, à la queue.

C’est peut-être la raison qui les pousse à partir … Bon weekend en attendant le retour des hirondelles.


jeudi 20 septembre 2018

L'ORIGINE DES PUCES.


Les voyages du Conteur de Légendes

Contes oubliés (et parfois c’est mieux)

L'ORIGINE DES PUCES.

CONTE DU VELA.Y.

Un jour, le bon Dieu se promenait, avec Saint-Pierre, dans les gorges de la Loire, entre Chamalières et Vorey, ils devisaient tout en se promenant, du ménage du monde et des difficultés de le bien diriger. Tout à coup à un détour de l'eau, Saint-Pierre montra au bon Dieu une femme en haillons, couchée sur le sable, au soleil, elle était jeune encore, mais ses traits reflétaient l'ennui le plus profond. Le bon Dieu, à qui rien n'est caché, vit bien de suite que cette femme s'ennuyait de son oisiveté. Comme il est souverainement bon, il tira de sa grande poche une poignée de puces qu'il jeta sur la jeune femme en lui disant ces mots : femme, l'oisiveté est la mère de tous les vices, voilà de quoi t'occuper. Et depuis ce jour les femmes ont des puces et lorsqu'elles n'ont rien de mieux à faire, elles se divertissent à s'épucer.

Je n’ai pas pu m’empêcher de vous livrer ce très ancien conte qu’il faut lire au quatrième degré bien sûr…



mercredi 19 septembre 2018

Le loup, les chèvres et le renard. suite et fin


Les voyages du Conteur de Légendes.

Petites histoires oubliées.

Le loup, les chèvres et le renard.

Suite et fin ....

— Exécutez-vous, nous en causerons plus tard. Les chèvres sans dire mot installèrent chacune un carré de gazon entre leurs cornes, ce qui leur fit une coiffure verte. L'une d'elles exceptée, à qui les cornes n'avaient-pas poussé.
Le renard les conduisit ainsi par devant le loup.
— Adieu, compère Loup.
— Adieu, compère Renard.
— Comment se porte ta botte ?
— A peu près comme ma culotte.
— Que racontes-tu de nouveau ?
— Pas grand chose. Nous subissons un temps pluvieux, la viande est rare et je ne me rassasie pas tous les jours que je m'assieds à table ? Votre huche à pain est-elle comble, compère ?
— Chez nous ça va comme le potage à la fève, tout doucement. Mais pour le quart d'heure je ne me plaindrai pas, ne voilà-t-il pas mes sept chèvres que je me réservais l'année dernière ! Mais oui !
— Tu les as vues, Renard?
— Oui nous avons causé un brin.
— Que portent-elles donc sur la tète. Se couvrent-elles le front d'un béret comme les gardeurs de chèvres ?
— Erreur, mon bon. Ce sont les têtes des loups qu'elles ont écorchés ce matin.
— Tu plaisantes?.... et celle qui ne porte rien?
— Elle vient y piquer la tienne !
— Je ne crois pas que je lui en donnerai le temps.
Et le loup mit sa queue entre les jambes, serra son estomac vide et s'enfuit au pas de course.

Conté par Allaman, berger à Arrens canton d'Aucuns, en 1898.

Bien est pris celui qui croyait prendre



mardi 18 septembre 2018

Le loup, les chèvres et le renard. Suite


Les voyages du Conteur de Légendes.

Petites histoires oubliées.

Le loup, les chèvres et le renard.

Suite ....
Un renard les vit et allant au-devant d'elles :
—Pourquoi vous lamenter vous comme la Madeleine, dit-il?
— Ecoutez, l'ami. Il y a un an à peine, à pareil jour, le loup nous rencontra et voulut bien nous épargner, mais sous la promesse formelle que nous serions ici aujourd'hui. Seigneur Renard, nous voilà bien malades.
— Je soigne toutes les maladies.
— Vous guéririez la nôtre ?
— Sans doute.
— Et comment vous y prendriez-vous ?
— Que vous importe, si vous êtes délivrées de la gueule de mon rival.
— Notre reconnaissance sera éternelle !
— Vous parlez de reconnaissance, je m'y connais, mes petites amies ! Rendez un service à l'âne, il vous paiera avec des coups de pied. Moi, je veux être soldé d'avance et goûter à votre lait.
— A votre aise, Seigneur Renard.
Et le renard se régala de lait tout comme une chevrette.
Dès qu'il fut rassasié :
— Il s'agit de se garer du loup, dit-il. Voici mon plan d'attaque, il est très simple. Du bout de votre corne coupez un carré de gazon et fixez-le sur votre front comme une mitre d'évêque.
— Pourquoi faire ?

à suivre et fin

Il y a toujours une issue ....



lundi 17 septembre 2018

Le loup, les chèvres et le renard.


Les voyages du Conteur de Légendes

Petites histoires oubliées.

Le loup, les chèvres et le renard.

— Je vais vous manger sans poivre ni sel ! Faisait comme entrée en matière le loup qui rencontrait un troupeau de sept chèvres.
— Epargnez-nous, répondaient-elles.
— Vous épargner ? Ha, ha ! Ce n'est plus l'heure ni le moment, nous ne mangeons pas depuis huit jours.
— Epargnez-nous, nous sommes mères et nos chevrettes nous attendent.
— Vos chevrettes, dites, où s'abritent-elles pour que je puisse les croquer?
— Seigneur Loup, comment vivront-elles sans nous?
— Je m'en moque !
— Nous vous en supplions, donnez-nous un délai pour que nous puissions élever nos enfants et nous vous reviendrons toutes les sept.
— C'est une chose entendue; dans un an, à pareil jour, je serai ici à vous attendre. Vous aurez à le regretter si vous oubliez votre engagement.
L'année s'écoula comme un matin de' printemps et pour obéir à l'injonction du maître des bois elles revinrent au lieu indiqué.
Elles pleuraient à chaudes larmes.

A suivre

dimanche 9 septembre 2018


Les voyages du Conteur de Légendes

Petites histoires oubliées.

L'Embrouillement des pieds

Les habitants du bord de mer vont souvent pêcher sur le rivage. Parfois ils y vont pêcher tous ensemble, alors le sable et le limon leur entrent dans les sabots. Ils ont donc une fois décidé de prendre un bain de pieds chaud en rentrant. Pour que cela coûte moins de bois à chauffer, ils ont mis de l'eau dans un grand chaudron et quand elle a été assez chaude ils s'y sont lavé les pieds. Mais comme le chaudron n'était pas assez grand pour qu'ils puissent y remuer commodément leurs jambes, la confusion fut telle, qu'aucun d'eux ne pouvait plus y reconnaître ses jambes. A la fin l'un d’eux eut une bonne idée, il prit une lanière de cuire et se mit à frapper vivement sur les jambes embrouillées. Les pieds sautèrent alors tous hors du chaudron, chacun avec ses jambes.



samedi 8 septembre 2018

Arrivée de bébé autrefois, parfois.


Les voyages du Conteur de Légendes

Petites histoires oubliées.

Arrivée de bébé autrefois, parfois.

Dès que le marmot est né, il est le centre de la  curiosité. C'est une fille. Pardieu! dit une vieille, je le savais bien, puisque la mère portait en avant. Fille ou garçon, on le soumet à une foule de manœuvres dont la moindre est de lui pétrir les membres, de lui malaxer la tête avec de l'huile, de manière, disent les bonnes femmes, à lui souder les os du crâne, puis on le ficelle des pieds à la tête au moyen de longues bandelettes entrecroisées, ce qui le fait assez bien ressembler à un boudin ou à une andouille, à une momie d'Egypte. Quand on a ainsi empaqueté le bonhomme, on trempe ses lèvres dans l'eau-de-vie pour le consacrer du pays. C'est bien pis encore quand vient le repas du baptême. Le pauvre petit estomac est soumis à des assauts dont il ne se relève pas toujours, de gré ou de, force, on lui administre quelque peu de cet abominable ragoût de mouton qui est le plat de fête de nos campagnes. On y ajoute une boulette de bouillie, c'est ce qu'on appelle faire la voie. Le tout est délayé dans une gorgée de vin vieux que le marmot s'empresse de rejeter avec colère.



jeudi 6 septembre 2018

Les Biherous.


Les voyages du Conteur de Légendes

Petites histoires oubliées.

Les Biherous.

Les paysans de la commune d'Etrelles trouvent parfois des bouteilles dans les fossés de leurs champs. Si par malheur ils les débouchent et se frottent avec la liqueur qu'elles renferment, ils sont aussitôt changés en Biherous.
C'est alors que commence pour eux une vie infernale, toutes les nuits ils revêtent la forme d'un animal qui s'en va courir la campagne à travers la commune et dans toutes les directions. Monsieur de Brielles, déclare les tenir du père Clouet, son fermier. Celui-ci affirmait avoir rencontré, le soir, la bête en question, qui ne lui avait jamais fait de mal, parce que, disait-il, j'ai toujours eu soin de lui céder la place et de m'éloigner d'elle au plus vite. Si au cours de leurs courses folles, ils rencontrent une autre bouteille dont le contenu a le pouvoir de détruire l'effet de la première. Dans ce cas ils sont sauvés ! Avec le retour à la santé, ils oublient même tout ce qui leur est arrivé.


Belle soirée en faisant attention aux bouteilles rencontrées



dimanche 2 septembre 2018


Les voyages du Conteur de Légendes

Petite histoire amusante d’autrefois.

Savoureuse petite histoire de 1883

Un été, où il passait ses vacances, le caricaturiste Durandeau aperçut, à Étretat, un de ces couples de bourgeois récemment débarqués de Paris.
Mari et femme étaient plantés devant la Manche comme deux points d'exclamation.
— Une telle quantité d'eau, déclarait le premier, finit par friser le ridicule.
— Sans doute, appuya la seconde, mais cela n'explique pas ce mouvement perpétuel... les vagues... la marée...
Durandeau jugea à propos d'intervenir, et avec la voix d'Henri Monnier dans Joseph Prud'homme : Ce mouvement, madame, est produit par les poissons.  Ces bêtes-là remuent beaucoup et produisent les vagues au moyen de leurs queues. En outre, deux fois par jour, elles se retirent, au large, afin d'aller se faire pêcher, et, comme elles ne pourraient rester à l'air sans périr, la mer les suit.



samedi 1 septembre 2018

Les lutins et autres mystères

Les voyages du Conteur de Légendes

Petites histoires extraordinaires d’autrefois

Les lutins et autres mystères

Bien des fois au crépuscule, lorsque les couturières et les ouvriers regagnent leur logis, ils entendent des bruits étranges dominant les bruits du soir, et si c'est en été faisant taire les grenouilles et les grillons. On dirait des appels d'animaux, des miaulements de chats et des aboiements de chiens. Souvent, les passants ont vu dans des champs de genêts, ou au beau milieu d'une clairière ou d'une pièce de terre en pâture, des petits êtres semblables à des chats, gambadant, se taquinant  entre eux et hurlant  de rire. Parfois, ces petits monstres grimpent sur les pommiers, tout en se poursuivant et en continuant leur infernal tapage.  D'autres fois, ce sont des bandes de chiens de toutes sortes et de toutes tailles dont le nombre augmente sans cesse. Au milieu d'eux est un cavalier farouche, le fouet à la main, qui semble les mener à la chasse.