lundi 15 octobre 2018

La Troglodyte et le Loup.


La Troglodyte et le Loup.

La troglodyte s'était abritée dans le trou d'un mur contre la froidure de l'hiver ou contre la chaleur de l'été , peu nous importe.
Le loup l'aperçut :
— Troglodyte, sors, sors!
— Oui, mais tu me goberais!
— Sors, sors !
— Non, non !
— Sors, te dis-je !
— Jure sur ton âme que tu ne me feras pas de mal ?
— Par l'âme que je possède, je ne te toucherai pas avec mes dents, dit le loup en levant la patte droite. La troglodyte rassurée sortit de son abri.
Ce fut la cause de sa perte car le loup oubliant aussitôt la foi jurée n'en fit qu'une bouchée et vivante l'engloutit dans son estomac.
Au fond de cet entonnoir à deux issues l'oiselet criait de toutes ses forces : Parjure , Parjure !
Le loup ne put supporter longtemps ces reproches si outrageants pour sa réputation. Il ouvrit la gueule pour répondre :
— Si je suis parjure je m'en moque !
Et zoup ! La troglodyte sortit et d'un léger coup d'aile elle fut dans le trou du mur où elle sifflote encore.

Conté par CAZENOBE, maçon, de Marsous,  en 1896.



dimanche 7 octobre 2018

LES AVENTURES D'UN PETIT GARÇON Suite et fin ...

Les voyages du Conteur de Légendes

LES AVENTURES D'UN PETIT GARÇON Suite et fin ...

- Ma mère est allée au bout du jardin faire la chasse aux poux de mon petit frère, elle laisse ceux qu’elle tue et rapporte ceux qu'elle ne peut trouver.
- Mon père est allé emprunter cent francs à un voisin pour payer deux autres personnes à qui il doit de l'argent.
- Ma sœur aînée est allée se promener, son fiancé l’a quittée. Elle pleure donc ses plaisirs du temps passé.
- Ma jeune sœur fait cuire des pois qui montent et descendent dans la marmite.
- Très-bien, je suis satisfait de tes explications. Tu diras à tes parents que je leur remets leur dette. J’y pense, tu as oublié de me dire pourquoi tu m'avais appelé moitié d'un homme et tête de cheval.
- C'est bien simple. Par la petite fenêtre entrouverte je ne voyais que la tête de votre cheval et la moitié de votre corps.

Conté en mars 1877, par Amédée Debarl

Belle semaine pleine de belles choses.



dimanche 30 septembre 2018


Les voyages du Conteur de Légendes.

Un très ancien conte en forme de charade …. Les réponses prochainement.

LES AVENTURES D'UN PETIT GARÇON.

Un seigneur envoya un jour son intendant chez de pauvres gens pour leur réclamer de l'argent qu'ils lui devaient. Un petit garçon qui gardait la maison, entendant le pas d'un cheval se montra à une petite fenêtre.
— Bonjour, petit.
— Bonjour, la moitié d'un homme et la tête d'un cheval.
— Où est ta mère ?
— Elle est allée à la chasse, tout ce qu'elle tue elle le laisse et tout ce qu'elle ne tue pas elle le rapporte.
— Et ton père ?
— Il est parti faire un trou pour en boucher deux autres.
— Je ne te comprends pas. Pourrais-tu me dire ce
que fais ta sœur aînée ?
— Elle est partie pleurer ses plaisirs du temps passé.
— Et ta jeune sœur?
— Elle fait cuire des allant et venant.
— Je ne comprends rien à tout ce que tu me dis, je vais en causer à mon maître. Adieu.
L'intendant rapporta cette conversation au seigneur et tous deux cherchèrent ensemble à se rendre compte de ce que pouvaient signifier ces étranges paroles. A la fin, n'y pouvant parvenir, le seigneur ordonna à son
intendant d'aller trouver de nouveau l'enfant et de lui dire que ses parents seraient libérés de leur dette, s'il pouvait expliquer ses paroles. C'est bien facile, dit le petit garçon à l'intendant. A suivre …

Excellent dimanche sans se prendre trop la tête ….




dimanche 23 septembre 2018

Les Danseurs forcés.


Les voyages du Conteur de Légendes.

Petits contes oublié.

Les Danseurs forcés.

Trois jeunes hommes et trois jeunes filles dansaient un jour de fête sur la place publique. Un vieux mendiant passe, s’approche et demande l’aumône ils continuent leur danse comme s'ils n'étaient pas en la présence d’un homme affamé.
 Vient le moment où, las de plaisir, ils veulent s'asseoir. Ils cherchent une place où se reposer, mais une force irrésistible les retient sur le lieu de la danse et les contraint à danser. Ils dansèrent ainsi une année sans avoir pu s'arrêter un moment.

Belle journée en prenant le temps de respirer entre deux pas de danse.




Les voyages du Conteur de Légendes.

Petits contes oublié.

Les Danseurs forcés.

Trois jeunes hommes et trois jeunes filles dansaient un jour de fête sur la place publique. Un vieux mendiant passe, s’approche et demande l’aumône ils continuent leur danse comme s'ils n'étaient pas en la présence d’un homme affamé.
 Vient le moment où, las de plaisir, ils veulent s'asseoir. Ils cherchent une place où se reposer, mais une force irrésistible les retient sur le lieu de la danse et les contraint à danser. Ils dansèrent ainsi une année sans avoir pu s'arrêter un moment.

Belle journée en prenant le temps de respirer entre deux pas de danse.



samedi 22 septembre 2018

L'hirondelle

Les voyages du Conteur de Légendes.

Petites histoires oubliées

L’hirondelle.

On n'a pas l'habitude de considérer l’hirondelle comme un oiseau chanteur. Pourtant, lorsqu'elle est posée seule et tranquille, elle fait souvent entendre un petit chant grinçant et babillard. On dirait cependant que l'oiseau n'émet qu'avec une certaine difficulté son modeste ramage ou plutôt qu'il marmotte pour lui seul sa petite chanson. Les paysans suédois racontent à ce propos la légende suivante :
Ils disent que l'Hirondelle était autrefois femme de chambre chez une fée très avare, étant peu payée, elle vola un jour, à sa maîtresse une pelote de fil brun et une paire de ciseaux. En punition de ce méfait elle fut changée en oiseau et condamnée à porter éternellement les objets volés, le premier, sous la gorge, et le second, à la queue.

C’est peut-être la raison qui les pousse à partir … Bon weekend en attendant le retour des hirondelles.


jeudi 20 septembre 2018

L'ORIGINE DES PUCES.


Les voyages du Conteur de Légendes

Contes oubliés (et parfois c’est mieux)

L'ORIGINE DES PUCES.

CONTE DU VELA.Y.

Un jour, le bon Dieu se promenait, avec Saint-Pierre, dans les gorges de la Loire, entre Chamalières et Vorey, ils devisaient tout en se promenant, du ménage du monde et des difficultés de le bien diriger. Tout à coup à un détour de l'eau, Saint-Pierre montra au bon Dieu une femme en haillons, couchée sur le sable, au soleil, elle était jeune encore, mais ses traits reflétaient l'ennui le plus profond. Le bon Dieu, à qui rien n'est caché, vit bien de suite que cette femme s'ennuyait de son oisiveté. Comme il est souverainement bon, il tira de sa grande poche une poignée de puces qu'il jeta sur la jeune femme en lui disant ces mots : femme, l'oisiveté est la mère de tous les vices, voilà de quoi t'occuper. Et depuis ce jour les femmes ont des puces et lorsqu'elles n'ont rien de mieux à faire, elles se divertissent à s'épucer.

Je n’ai pas pu m’empêcher de vous livrer ce très ancien conte qu’il faut lire au quatrième degré bien sûr…