samedi 21 juillet 2018

Coquin de Polichinel


Les voyages du Conteur de Légendes.

Anciennes petites histoires oubliées

COQUIN DE POLICHINELLE

Polichinelle est très-fatigué, il a couru, dansé, chanté, et il mangerait bien quelque chose. Il entre chez une bonne vieille paysanne occupée à faire déjeuner son chat, un affreux minet noir qui fait peur à tous les enfants. Polichinelle tire le chat par la queue, le lance de l'autre côté, et avale son déjeuner, et comme la vieille paysanne a suivi son cher minet qui fuyait en miaulant, il mange aussi le déjeuner de la vieille paysanne et sort en s'essuyant les moustaches. Oh ! Coquin de Polichinelle, voilà encore un de tes tours.

dimanche 15 juillet 2018

Nélia et le vieux Conteur


Nélia et le Vieux Conteur

Dans le village il y avait un pauvre, très pauvre homme. Après une dure vie de labeur il s’était retrouvé tout seul. Ayant énormément travaillé comme journalier, c'est-à-dire à la demande, il n’avait point pu mettre d’argent de côté. Et ainsi, au soir de sa vie il vivait de très peu. Tout le monde l’aimait car il racontait quantité d’histoires très étranges sur de drôles de personnages qu’il imaginait mais hélas qu’il n’avait jamais vus. Les enfants avaient les yeux qui brillaient et les adultes parfois se laissaient transporter. Nélia apprit son existence par un rossignol qui passait par là. Elle appela tous ses amis de la forêt et d’ailleurs et organisa une fête pour ce vieux Conteur.
Quand tout fut prêt, elle se transforma en un gros chat et vint gratter à sa porte. Le Conteur ne sembla pas le moins du monde surpris. Nélia lui tendit l’invitation en ronronnant. Il était invité ce soir au cœur de la forêt à un repas costumé. Sur le carton  il y avait quelques précisions sur le déroulement de la fête. Il regarda l’invitation avec beaucoup d’attention. Il devrait mettre un costume de seigneur et se laisser conduire.
Ce qu’il fit. Ainsi vêtu, il prit place dans le carrosse qui venait d’apparaitre et l’équipage partit au galop à travers bois. Il fut reçu en grande pompe au merveilleux château qui sembla sortir des nuages pour se poser au cœur d’une clairière.  Le sol était de marbre poli et miroitant. Il fut accueilli  par des lutins, eux-mêmes en grande livrée humaine. Une très belle dame âgée se présenta comme étant la reine des lieux l’invita à prendre place prés d’elle.   Un merveilleux repas leur fut servi. La reine ne buvait que de la rosée prise sur les roses rouges que des servantes avec de petites ailes lui tendaient. Le repas fut élaboré par un magicien habillé dans un costume d’un autre âge qui avait la réputation d’être d’une habileté si merveilleuse dans l'art culinaire, que souvent lui-même en restait tout étonné. Il savait préparer les mets les plus raffinés, les pâtés de violettes les plus succulents, les sauces les plus compliquées.
Puis minuit sonna et doucement le château s éleva au dessus des cimes et prit naturellement place sur les nuages. Parfois, on entend un rire venant  de partout … mais je m’arrête là car j’ai peur que vous ne me croyez pas et pourtant, c’est la vérité vraie.

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.

Bel été plein d’imagination, la réalité dépend de la façon dont on la peint.



dimanche 17 juin 2018

Nélia et les fraises


Nélia et les fraises

Depuis un jardin des plaintes montaient vers les nuages. Nélia s’approcha pour aider les  désespérés. Il s’agissait de fraises qui venaient d’être ramassées. Nélia se transforma en rouge- gorge et se posa sur le bord du panier. La plus bavarde des grosses fraises et la plus rouge aussi  lui raconta ce qu’il leur était arrivé : « nous étions encore accrochées à notre mère. Mes sœurs et moi avons été  promptement enlevées par une personne très adroite. Qu'allons-nous devenir maintenant ?  Hélas ! Le savons-nous?  Nous serons croquées, sans doute. J’ai entendu dire que les fraises sont bonnes crues, cuites, de toutes les façons. A moins que ce ne soient de braves gens.  Et quelques braves gens qu'ils puissent être, crois-tu petite sœur, qu'ils auront des scrupules de manger de pauvres fraises comme nous ? 
-  C'est vrai, répondis Nélia.
-  Les fraises sont faites pour être dégustées,  ajouta une autre compagne d'infortune en guise de consolation ».
 « Une bande de marmots nous fit craindre le pire, heureusement qu’une voix forte les arrêta à temps. « N’y touchez pas elles sont réservées ! 
C’est pour la fête des Pères, nous allons faire une très belle tarte pour votre père. »
Entendant cela, les fraises furent très fières, régaler un papa quel honneur.
Nélia en eut l’eau à la bouche et se rappela qu’elle avait complètement oublié de souhaiter la fête à son père le Vend Chaud du Désert.  


Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes.

Belle semaine en croquant la vie comme des fraises bien mûres.


dimanche 3 juin 2018

Nélia et l'enfant qui s'ennuyait


Nélia et l’enfant qui s’ennuyait

Ce jour là, un garnement qui paraissait ne pas avoir plus de 10 ans se promenait dans le village en se demandant quel coup pendable il pourrait faire. En gros, il s’ennuyait. Le gamin fit  une chose qui étonna beaucoup  ceux qui le regardaient et qui se sont moqués de lui par la suite. Le village de Nélia est traversé par un charmant petit ruisseau : le ruisseau si bien nommé « De la Petite Fée ». Ce jour-là, Séverin c’était son nom, avait ses beaux souliers  du dimanche. Sa mère pensait qu’il serait sage et qu’il pourrait enfin courir en toute  sécurité. Ça le gênait particulièrement  car il aimait par-dessus tout, courir pieds nus. Mais ses  beaux souliers  empêchaient ses pieds de respirer, comme il le disait très en colère.  Rapidement le naturel revint au galop. Et toujours, comme on le parlait dans le village,  il lui  prit dans sa tête  qu'il serait plus commode d'aller sans ses souliers. Rêvant de grands voyages sur les mers qu’il n’avait jamais vues, pour rendre son histoire plus réelle, il livra au ruisseau d'abord un soulier, puis un autre. Il les regarda naviguer et dériver le long de la rive, avec des battements de mains. Les souliers naturellement disparurent sous le pont. La légende disait que sous ce pont, il y avait un grand trou noir très profond. Soudain, on entendit un grand bruit de cascade et dans un grognement les chaussures disparurent. L’enfant crut voir deux yeux très brillants et menaçants qui semblaient lui jeter un avertissement. Terrorisé, Séverin parti au galop comme un jeune cheval fous.  Dans sa course il marcha sur du verre brisé et se blessa légèrement un orteil.  Il s’écroula dans l’herbe,  les jambes tremblantes, mouillées et froides comme la glace. Il rampa comme un gros orvet blessé. Nélia qui passait le regarda venir avec surprise et s’approcha. L’enfant pleurait à chaude larmes. Nélia regarda vers le trou sous le pont et fronça les sourcils. On entendit alors un gros remue ménage et deux chaussures trempées atterrirent près du gamin. La petite fée prit le pied blessé et souffla sur la blessure qui guérit comme par magie. Puis prenant le garnement par la main, elle le reconduisit chez ses parents pour leur expliquer la mésaventure du gamin et surtout lui éviter une antique fessée.

Conte protégé

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes

dimanche 27 mai 2018

Nélia et la petite famille sous l’orage

Nélia et la petite famille sous l’orage
Une maman se promenait avec ses deux petites filles par un temps qui semblait bien incertain. Marie plus prévoyante que sa petite sœur, avait prit son parapluie. Manon se contenta d'emporter sa poupée, enfin son bébé comme disait. Il y avait quelque temps qu'elles étaient dehors, lorsque le ciel se couvrit de nuages et que les premières gouttes de pluie commencèrent à tomber. Marie ouvrit aussitôt son parapluie et se couvrit la tête, sans faire attention à sa petite sœur qui cherchait un abri auprès d'elle.
« -Laisse moi un peu de place, dit Manon, je suis toute mouillée et mon bébé aussi !
- Non répondit Marie, il n’y a pas de place pour nous deux. Il fallait emporter le tien. »
La maman enleva son grand foulard pour le mettre sur la tête de la petite. Marie rougit et accrocha le bras de sa petite sœur et toutes les deux marchèrent sous le petit parapluie. La famille pressa le pas pour trouver de quoi s’abriter. Devant elles un écureuil venait apparaître. Il semblait montrer le chemin et galopait en regardant bizarrement derrière lui pour s’assurer qu’elles le suivaient bien … Il guida la petite famille jusqu’à un énorme noyer qui baissa ses branches et rapprocha ses feuilles pour bien les protéger. Nélia grimpa dans l’arbre et fit tomber aussi dru que l’averse du moment, une pluie de noix qu’elle avait mis à l’abri pour un jour exceptionnel. Marie prit un gros caillou et cassa la première des noix et comme pour s’excuser la donna à Manon, la seconde à sa maman, la troisième elle la tendit à l’écureuil qui venait de se poser tout prêt d’elles. Celui-ci prit le fruit en faisant un clin d’œil à Marie et il se produisit ce phénomène incroyable : une branche s’inclina et fit couler de ses feuilles une petite pluie juste sur la tête à Marie qui comprit et eut un rire un peu forcé. Nélia fit une petite caresse au noyer et disparut comme elle était venue…Ce n’est pas tout les jours facile d’être une petite fée changée en écureuil.

Conte protégé

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes



Bonne fête à toutes les mamans

dimanche 20 mai 2018

Nélia et le royaume des abeilles

Nélia regardait avec beaucoup d’attention une petite famille qui se promenait sur le chemin et qui approchait. Les enfants, tout joyeux, marchaient autour de leurs parents, lorsqu'ils virent en passant devant un près couvert de fleurs une rangée de petites maisons bien à l’abri sous les arbres. Julie la plus petite du groupe s’étonna et demanda à sa maman:
« - ce sont des lutins qui habitent dans ces petites cabanes ?
- Non, lui répondit sa mère. Tu es en présence de royaumes. Ces cabanes comme tu les appelles sont des ruches. Dans chacune d’elle vivent une reine et tout un petit peuple. Ce sont des abeilles, elles sont plus précieuses que les trésors les plus importants.
- Est-ce que les abeilles ne font pas le miel ? demanda la petite Julie, qui était un peu gourmande.
- Mais oui, c'est ce bon miel couleur d’or que tu manges quelquefois et avec lequel on sucre ton lait lorsque tu as mal à la gorge et qui par magie disparaît comme envolé.
- Ce que vous ne savez pas dit le père, c’est que si vous regardez à l’intérieur des châteaux, vous pouvez voir le travail incroyable des abeilles. Il y a une magnifique cathédrale de cire dont les alvéoles sont remplies du miel le plus merveilleux et tout un petit peuple très organisé qui y vit et y travaille.
- Mais c’est comme le plus beau des contes ! dit Nicolas qui adorait les histoires ».
La petite bande ne trouva plus de mots assez forts et se mit à rêver. Ils regardèrent une dernière fois le royaume des abeilles comme préférait les appeler maintenant Julie. Leur surprise fut grande en voyant toutes les abeilles posées sur les toits des ruches qui semblaient écouter la petite famille dans un léger bourdonnement. Il y avait une magnifique abeille au milieu d’elles, c’était une reine car elle semblait porter une couronne. La petite famille s’éloigna doucement et Nélia quitta la ruche en saluant avec respect la reine qui l’avait invitée à déguster quelques gouttes de miel.


Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes


dimanche 13 mai 2018


Nélia et le lutins

Nélia avait essayé un nouveau filtre magique. Il avait très bien fonctionné. Elle était devenue un gros écureuil. Elle resterait sous cette forme durant tout l’été. Vive les courses folles dans les arbres. Il était midi et affamée Nélia voulut déguster son déjeuner caché dans un trou du gros chêne qu’elle avait comme résidence. Hélas de drôles de personnages avaient choisi son arbre pour s’installer et faire la fête. Les discussions allaient bon train. La petite fée  ne perdait pas un mot de la  conversation qui se déroulait à quelques pas.  De temps en temps  elle approchait son museau du bord de son logis, pour voir ce qu'allaient devenir les noix qu’elle avait cachées tout prés. Quelle idées avaient eu ces lutins de venir s’installer juste à côté de son garde-manger. La journée avançait, les personnages étranges furent pris d’une envie de sieste. Le vin qu’ils avaient bu y était certainement pour beaucoup et la bonne herbe du bord du ruisseau aussi. Bientôt on n’entendit plus que des ronflements. Les compères dormaient en rêvant à des blagues terribles faites aux humains. L’écureuil sortit doucement de sa cachette et tourna autour du petit groupe pour y chercher sa cachette. Hélas l’un d’eux était couché tout contre. Il voyait bien le trou qui permettait d’entrer mais elle ne pouvait à peine y passer la patte. Furieuse et affamée, curieuse aussi Nélia s’approcha.  Elle en profita pour participer au festin laissé sur l’herbe. Elle savoura  le saucisson et le jambon, n’aima pas trop le fromage puis elle courut au gros pâté en croûte, en souleva avec son museau le chapeau qui le coiffait, s’y glissa et s’en bâfra. Nélia repue grimpa dans son arbre et se cala bien confortablement au creux d’une branche et bascula dans une profonde sieste.  

Texte protégé.

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes.