Ah! je n'ai pas de beaux couverts, ni des domestiques pour vous servir, mais on ne peut donner que ce que l'on a. Il ne faut pas être si fière, car chez nous il n'y a qu'une table pour tout le monde, et le repas n'en est que plus gai.
Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Depuis 14 ans déjà, je suis conteur en Lorraine. Je vais ici et là avec l’éternel plaisir de voir les yeux des enfants s’écarquiller et ceux des parents s’allumer à la flamme des souvenirs oubliés. http://www.christianluzerne.com/ et https://www.facebook.com/christianluzerneconteur/
jeudi 22 décembre 2016
lundi 19 décembre 2016
MERVEILLEUX MOMENTS PLEIN DE RÊVE ET D'AMOUR
Souvenir d'une journée de fête que Christian Luzerne, conteur de légendes, a rendue exceptionnelle en y instillant magie, surprises, humour, le tout pour faire de l'anniversaire de Gabriel un moment insolite et extraordinaire. En guise de cadeau à son papa, Caroline a endossé le rôle, le temps d'un conte, d'une jolie princesse. Et Guillaume est venu aider son papa à souffler les bougies du délicieux dessert. Un grand merci à tous, famille et amis, pour votre contribution au succès de cette si belle journée. Et un immense merci à notre conteur qui a marqué de sa présence, de son talent et de ses belles histoires, cette journée de fête. Merci également au Restaurant Olmi (à Petite-Hettange) pour la qualité de leur accueil et le délicieux repas qui nous a été servi.
dimanche 18 décembre 2016
LES MYSTÈRES DE
MALLING/PETITE-HETTANGE
La petite leçon de Louise
Un jour que madame Fleur
conduisait ses deux petites filles à une promenade près de l’étang par un temps
incertain, Louise, plus prévoyante que sa sœur, prit son parapluie. Lina se
contenta d'emporter sa poupée. Il y avait quelque temps qu'elles étaient
dehors, lorsque le ciel se couvrit de nuages et que les premières gouttes de
pluie commencèrent à tomber. Louise ouvrit aussitôt son parapluie et le tenait
directement au dessus-de sa tête, sans faire attention que sa petite sœur cherchait
un abri auprès d'elle.
- « Couvre-moi donc un peu,
dit Lina, je suis toute mouillée.
- Non répondit Louise, c’est mon parapluie et il
n’y a pas de place pour nous deux. Il fallait emporter le tien. »
La maman s’approcha et enleva son
châle pour le mettre sur la tête de la petite. Louise rougit un peu de sa
conduite, puis elle prit le bras de sa petite sœur et toutes les deux
marchèrent sous le petit parapluie. La famille pressa le pas pour trouver de
quoi s’abriter. Devant elles un écureuil venait d’apparaitre. Il semblait
montrer le chemin et galopait en regardant bizarrement derrière lui pour
s’assurait qu’elles le suivaient bien … Il les guida jusqu’à un énorme noyer
qui leur assura toute la protection attendue. Puis il grimpa dans l’arbre et fit
tomber aussi dru que l’averse du moment, une pluie de noix qu’il avait mis à
l’abri pour un jour exceptionnel. Louise prit un gros caillou et cassa la
première des noix et comme pour s’excuser la donna à Lina, la seconde à sa
maman, la troisième elle la tendit à l’écureuil qui venait de se poser tout
prêt d’elles. Celui-ci prit le fruit en faisant un clin d’œil à Louise et il se
produisit ce phénomène incroyable :
une branche s’inclina et fit couler de ses feuilles une petite pluie juste sur
la tête à Louise qui comprit et eut un rire un peu forcé, c’est le moment que
choisit l’écureuil pour disparaitre comme il était venu…
Christian LUZERNE Conteur de
Légendes
dimanche 11 décembre 2016
LES MYSTERES DE MALLING/PETITE-HETTANGE
Le gros écureuil de Malling
Un gros écureuil affamé, caché
dans un trou de l’arbre, ne perdait pas un mot de la conversation qui se déroulait, tout prés. De temps en temps il approchait son museau du
bord de son logis, pour voir ce qu'allaient devenir les noix qu’il avait cachées
tout prés. Quelle idées avaient eu ces pêcheurs de venir s’installer juste à
côté de son garde-manger. La journée avançait, les poissons comme les pêcheurs
furent pris d’une envie de sieste. Le bon vin du village y était certainement
pour beaucoup et la bonne herbe du bord du ruisseau aussi. Bientôt on
n’entendit plus que des ronflements. Les compères dormaient en rêvant à des
pêches miraculeuses. L’écureuil sortit doucement de sa cachette et tourna
autour du petit groupe pour y chercher sa cachette. Hélas l’un d’eux était
couché tout contre. Il voyait bien le trou qui permettait d’entrer mais il ne
pouvait à peine y passer la patte. Furieux et affamé, curieux aussi il
s’approcha. Il en profita pour participer
au festin de ses ennemis qui n’avaient pas pris soin de ranger leurs
provisions. Il savoura le saucisson et
le jambon, n’aima pas trop le fromage puis il courut au gros pâté en croute, en
souleva avec son museau le chapeau qui le coiffait, s’y glissa et s’en bâfra.
Il en mangea tant et tant, qu'il s’en fit un nid douillet. Ainsi bien repu, il
s’y blottit comme dans un lit, il remplissait tout l’espace. Il remit le
chapeau tel un parasol au-dessus de sa tête, et s'endormit en digérant et en
rêvant de noix grosses comme des maisons. Réveillé en sursaut par les grognements
des pêcheurs sur le point de sortir du pays des songes, il n’eut pas le temps
de s’enfuir dans l’arbre le plus proche. L’un des compères prit son ami à
témoin : « j’ai rêvé qu’un énorme écureuil venait dévorer notre repas, et comme il avait
encore faim, il nous avalait comme on avale des noix, tu te rends compte où ça
va se nicher les rêves ? » Sur ces paroles il se saisit du pâté
qu’il trouva très lourd, l‘ouvrit et hurla de terreur quand le chapeau se rabattit
brutalement et qu’il aperçut un gros écureuil, les moustaches pleine de pâté
qui le fixait comme quand on se prépare à déguster une friandise …
Christian LUZERNE Conteur de
Légendes
jeudi 8 décembre 2016
mardi 6 décembre 2016
dimanche 4 décembre 2016
LES MYSTÈRES DE MALLING/PETIT-HETTANGE
LES ROYAUMES DE MIEL
Une petite famille se promenait le long de la Moselle. Les enfants, tout joyeux, marchaient autour de leurs parents, s'écartant à droite et à gauche, et courant l'un après l'autre pour se disputer les jolies fleurs, lorsqu'ils virent en passant devant un près couvert de fleurs une rangée de petites maison bien à l’abri sous les arbres. Julie la plus petite du groupe s’étonna et demanda à sa maman :
« - Est-ce que l'on peut habiter dans ces petites cabanes?
- Toi non, lui répondit sa mère. Tu es en présence de royaumes. Ces cabanes comme tu les appelles sont des ruches et sont déjà habitées. Dans chacune d’elle vivent une reine et tout un petit peuple. Ce sont des abeilles, elles sont plus précieuses que les trésors les plus importants.
- Est-ce que les abeilles ne font pas le miel ? demanda la petite Julie, qui était un peu gourmande.
- Mais oui, c'est ce bon miel couleur d’or que tu manges quelquefois et avec lequel on sucre ton lait lorsque tu as mal à la gorge et qui par magie disparaît comme envolé.
- Ce que vous ne savez pas dit le père, c’est que si vous regardez à l’intérieur des châteaux, vous pouvez voir le travail incroyable des abeilles. Il y a une magnifique cathédrale de cire dont les alvéoles sont remplies du miel le plus merveilleux et tout un petit peuple très organisé qui y vit et y travaille.
- Mais c’est comme le plus beau des contes ! dit Nicolas qui adorait les histoires ».
La petite bande ne trouva plus de mots assez forts et se mit à rêver. Ils regardèrent une dernière fois les royaumes à miel comme préférait les appeler maintenant Julie. Leur surprise fut grande en voyant toutes les abeilles posées sur les toits des ruches qui semblaient écouter la petite famille dans un léger bourdonnement. A ce moment là, une magnifique abeille vint se poser au milieu d’elles. C’était une reine car elle semblait porter une couronne. Elle se dressa avec fierté et s’élança dans les airs donnant le signal du départ. Toutes les abeilles agitèrent leurs ailes et prirent leur envol. On vit une nuée dans le ciel rejoindre leur reine à la recherche d’un nouveau royaume. Les fleurs s’inclinèrent avec respect, les oiseaux partirent en éclaireurs, la nature dans son ensemble se prépara à accueillir cet incroyable événement qu’on appelle un essaimage. Quelque part, dans un lieu connu d’elle seule, une reine et toute sa cour allait se poser. Une nouvelle société allait commencer à vivre et peut-être que comme le dit la légende et comme il est, parait-il d’usage dans notre village, les lutins de la région en signe de bien venue, viendraient leur offrir une pièce d’or couleur de miel.
Christian LUZERNE Conteur de Légendes.
Une petite famille se promenait le long de la Moselle. Les enfants, tout joyeux, marchaient autour de leurs parents, s'écartant à droite et à gauche, et courant l'un après l'autre pour se disputer les jolies fleurs, lorsqu'ils virent en passant devant un près couvert de fleurs une rangée de petites maison bien à l’abri sous les arbres. Julie la plus petite du groupe s’étonna et demanda à sa maman :
« - Est-ce que l'on peut habiter dans ces petites cabanes?
- Toi non, lui répondit sa mère. Tu es en présence de royaumes. Ces cabanes comme tu les appelles sont des ruches et sont déjà habitées. Dans chacune d’elle vivent une reine et tout un petit peuple. Ce sont des abeilles, elles sont plus précieuses que les trésors les plus importants.
- Est-ce que les abeilles ne font pas le miel ? demanda la petite Julie, qui était un peu gourmande.
- Mais oui, c'est ce bon miel couleur d’or que tu manges quelquefois et avec lequel on sucre ton lait lorsque tu as mal à la gorge et qui par magie disparaît comme envolé.
- Ce que vous ne savez pas dit le père, c’est que si vous regardez à l’intérieur des châteaux, vous pouvez voir le travail incroyable des abeilles. Il y a une magnifique cathédrale de cire dont les alvéoles sont remplies du miel le plus merveilleux et tout un petit peuple très organisé qui y vit et y travaille.
- Mais c’est comme le plus beau des contes ! dit Nicolas qui adorait les histoires ».
La petite bande ne trouva plus de mots assez forts et se mit à rêver. Ils regardèrent une dernière fois les royaumes à miel comme préférait les appeler maintenant Julie. Leur surprise fut grande en voyant toutes les abeilles posées sur les toits des ruches qui semblaient écouter la petite famille dans un léger bourdonnement. A ce moment là, une magnifique abeille vint se poser au milieu d’elles. C’était une reine car elle semblait porter une couronne. Elle se dressa avec fierté et s’élança dans les airs donnant le signal du départ. Toutes les abeilles agitèrent leurs ailes et prirent leur envol. On vit une nuée dans le ciel rejoindre leur reine à la recherche d’un nouveau royaume. Les fleurs s’inclinèrent avec respect, les oiseaux partirent en éclaireurs, la nature dans son ensemble se prépara à accueillir cet incroyable événement qu’on appelle un essaimage. Quelque part, dans un lieu connu d’elle seule, une reine et toute sa cour allait se poser. Une nouvelle société allait commencer à vivre et peut-être que comme le dit la légende et comme il est, parait-il d’usage dans notre village, les lutins de la région en signe de bien venue, viendraient leur offrir une pièce d’or couleur de miel.
Christian LUZERNE Conteur de Légendes.
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