dimanche 10 septembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Les fées de Malling.

Il existe dans la commune de Malling , un petit coteau près de la rue des Bosquets. Un jour, des paysans, conduisant leurs troupeaux , aperçurent des fées qui remuaient des pièces d'or à la pelle. C'était sans doute pour les empêcher de rouiller ou de moisir qu'elles les étendaient ainsi au soleil. Qu'on juge de l'étonnement des bonnes gens en voyant autant d'or, eux qui en avaient eu si rarement dans leurs pochettes. Ils regardaient cela d'un air de convoitise, lorsque l'une des fées leur dit : Nous vous permettons d'en prendre autant que vous pourrez en emporter, L'un des paysans s'empressa de remplir ses poches, tandis que l'autre dévalait la butte au galop pour aller chercher un tombereau afin d'en emporter davantage. Hélas ! Quand ce dernier revint, le champs était désert. Il n'y avait plus ni fées ni or. Son compagnon, plus heureux que lui, s'en était allé riche comme un marchand de cochons, ce qui prouve une fois de plus qu'il faut savoir être raisonnable ici-bas.


Belle semaine en étant raisonnable comme le dit la petite histoire .

jeudi 7 septembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Vieux textes retrouvés.

Les superstitions.

"N'a-t-on pas vu naguère les gens des campagnes attribuer aux chemins de fer, lors de leur première apparition dans une contrée, une influence dévastatrice sur les récoltes ? Les nouvelles machines marchaient comme des êtres fantastiques, leur imputer la perte accidentelle d'une récolte sur pied placée non loin de leur passage était une chose en quelque sorte logique pour des populations incultes et superstitieuses. Qu'on ajoute à ce sentiment l'esprit de réaction contre toute nouveauté, qu'inspire la routine aux ignorants, et on s'expliquera comment des idées si absurdes ont pu se faire jour. Aux environs de Montpellier même, de pareilles croyances ont régné quelques instants."

Dr C. CAVALIER, Etude médico-psychol. sur la croyance aux sortilèges. Montpellier, 1868


Belle journée sans avoir peur de l'inconnu.

mercredi 6 septembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Suite de la bête de la Lohière

Il y avait cependant un moyen d'éviter ses maléfices et pour cela il suffisait de lui adresser des compliments. Elle était sensible aux louanges, si au lieu de l'injurier on lui disait bien gentiment : « Te voilà, belle Jeannette, laisse-moi, ne me fais pas de mal, je t'aime bien, je suis ton ami, etc. » Alors elle s'en allait tranquillement, ou même s'employait à votre service si vous en aviez besoin. Sa rage est aujourd'hui assouvie. On n'entend plus parler d'elle, et il n'y a guère que les ivrognes, revenant des foires et des marchés, qui affirment l'avoir rencontrée. Mais les habitants de Loutehel et même de tout le canton de Maure vous déclareront, quand vous voudrez, que leurs pères ou leurs grands-pères ont été maltraités par la bête de la Lohière, il n'y a pas plus de cinquante ans.
FIN ....en attendant une autre histoire ...
A bientôt. Belle journée pleine de belles histoires.


lundi 4 septembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.
Suite de la bête de la Lohière
Mal lui en prit : le mouton qui semblait tout petit s'allongea soudain, grossit à vue d’œil, s'élança sur l'homme, lui posa les pieds de devant sur les épaules en cherchant à l'écraser de son poids qui devenait de plus en plus lourd. « C'est la Biffardière» , pensa Moinard, et, comme il avait entendu dire qu'elle n'avait plus aucun pouvoir dans le cimetière à cause  du lieu, il s'en approcha insensiblement et parvint bientôt à franchir la pierre qui l'en séparait. En effet, le mouton s'enfuit ; mais, chaque fois que le sacristain cherchait à sortir, soit d'un côté, soit d'un autre, il rencontrait toujours le bélier qui lui montrait ses cornes. Force lui fut de passer la nuit au milieu des tombes. Jeannette se promenait aussi souvent dans les appartements du château de la Lohière où elle éteignait les lumières, enlevait les couvertures des lits, jetait les dormeurs par terre ou frappait ceux qui, le jour, s'étaient moqués d'elle.

à suivre.... 

dimanche 3 septembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Suite de la bête de la Lohière

Un pauvre diable qui y avait été jeté par Jeannette de la Biffardière y resta trois jours. Il y rencontra des monstres affreux qui le poursuivirent jusque sous le bourg de Loutehel. Ce ne fut que le soir du troisième jour qu'il put leur échapper et qu'il revint à la surface du lac. Lorsqu'un pâtre allait chercher ses bêtes aux champs, il devait prendre de grandes précautions pour les ramener sans les frapper, car, s'il avait le malheur de toucher du fouet ou de la gaule la bête de la Lohière, cachée sous la peau de l'un de ces animaux, elle le rouait de coups et le laissait gisant par terre, mort ou évanoui. Les charretiers et les pâtres n'étaient pas seuls à rencontrer Jeannette, toutes les personnes voyageant la nuit étaient exposées à la voir tantôt sous une forme, tantôt sous une autre. Un soir, Moinard, le sacristain de Loutehel, trouva dans le bourg, près du cimetière entourant l'église, un mouton qui lui barra le passage.
à suivre.

Bonne nuit ....

samedi 2 septembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Suite de la bête de la Lohière

Elle est revenue pendant des siècles sous toutes formes d'animaux. Un charretier allait-il chercher son cheval à la pâture, aussitôt qu'il l'avait enfourchée, la bête partait à fond de train vers l'étang du Loup-Borgnard dans lequel elle se précipitait et disparaissait complètement. Aucun obstacle ne pouvait l'arrêter. On la voyait bientôt reparaître sur l'autre rive, en riant aux éclats, pendant que le cavalier se noyait s'il ne savait nager. Cet étang du Loup-Borgnard, qui existe toujours, est, dit-on, sans fond.

à suivre


Belle nuit sous la lune ricanant.

vendredi 1 septembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.
Suite de la bête de la Lohière
A quelque temps de là, la méchante fille mourut à la grande satisfaction de tous, mais, comme sa vie avait été trop courte pour faire le mal qu'elle avait projeté, elle continua, longtemps après sa mort, à faire de la misère au pauvre monde. Elle est revenue pendant des siècles sous toutes formes d'animaux.
à suivre
Belle nuit sans cauchemars.


Lumière de vie La fête de la lumière arrivait au milieu de l'hiver. Dans son petit coin de campagne chacun cherchait comment, à cette...